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Révélateur de sens

S comme simplicité

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two tulipsY a-t-il un paradoxe à parler de simplicité dans un monde que l’on décrit volontiers comme complexe ? Alors que nous éprouvons justement des difficultés à trouver des solutions simples et à vivre avec simplicité.

Nous défendons pour notre part l’idée qu’elle est une clé : derrière l’apparente simplicité se cache souvent une certaine profondeur d’analyse de la situation. Vous avez sans doute déjà constaté par vous-même l’efficacité de la solution simple. Prenons garde, la simplicité n’est pas la facilité comme nous avons tendance à le penser. Il est d’ailleurs fréquent et surprenant d’observer le doute face à une solution « simple » qui devient d’emblée suspecte d’être simpliste.

La simplicité est souvent guidée par le bon sens. A ce titre, elle est une ressource à exploiter pour naviguer dans un monde incertain et compliqué … comme un retour aux sources. Nos parents parlaient d’ailleurs du bon sens paysan.

Agir avec simplicité c’est revenir à l’essentiel. Comme le dit si bien, Garry Winogrand, un des plus grands photographes de rue new yorkais : « l’extraordinaire nous attire un instant, la simplicité nous retient plus longtemps parce que c’est en elle seule que réside l’essentiel ».

Or n’avons-nous pas tous intérêt à identifier et préserver l’essentiel ? La complexité porte en elle le risque de l’oublier, de se perdre dans les dédales de la pensée, de négliger l’action de crainte de se tromper.

Mais agir avec simplicité ce n’est pas simple … comment faire pour y parvenir ? En se laissant aussi guider par son intuition, en retrouvant une forme de spontanéité, de celle que nous admirons chez les enfants tant leur action est naturelle, fluide. Un exercice qui devient difficile avec l’âge, la prise en compte de multiples contraintes qui nous éloignent inexorablement de la simplicité … mais aussi de nous. Savoir être à l’écoute de son ressenti, entendre l’émotion quelle qu’elle soit et s’en inspirer pour guider notre action en accord avec soi-même, loin de toute velléité de paraitre et de pouvoir.

La simplicité c’est aussi se défaire du superflu, des artifices qui embarrassent la réflexion et les relations. Dans un monde où les ressources naturelles sont désormais dangereusement limitées, se laisser guider par la simplicité c’est aussi accepter de faire sienne une forme de sobriété. Certaines personnes pourraient voir là l’émergence d’un mouvement extrême prônant le dépouillement. Nous y voyons nous un équilibre qui peut épargner les ressources mais aussi nous épargner la frustration certaine qu’engendre le consumérisme, cette course infinie au toujours plus. Nous préférons, à la suite de Pierre Rabhi, parler de sobriété heureuse (« vers la sobriété heureuse », Actes Sud – 2010), un concept loin d’être incongru.

Rappelez-vous du dernier instant de joie qui vous a traversé … est-il né de la complexité d’un enchainement d’événements, à la faveur de circonstances exceptionnelles ? ou dans un moment de pure simplicité ?

La joie est certainement fille de la simplicité : une ultime bonne raison de s’y adonner sans modération …

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